L’Occitanie en première ligne
La fin 2G en Occitanie devient une réalité concrète pour les entreprises dès le printemps 2026. En effet, pendant que le reste de la France métropolitaine devra attendre l’automne, notre région sert de zone pilote à Orange pour éteindre son réseau. C’est pourquoi le Tarn-et-Garonne fait partie des sept départements concernés par la troisième vague, dès le 9 juin 2026.
Pour les TPE, PME et collectivités du 82, du 31, du 32, du 46, du 47, du 09 et du 65, la question n’est plus de savoir si la 2G va s’éteindre, mais combien de jours il reste pour préparer le terrain. À Montauban, à Castelsarrasin, à Moissac, à Caussade, à Valence d’Agen, l’horloge tourne.
Fin 2G Occitanie : le calendrier exact opérateur par opérateur
Orange, et donc Free Mobile qui utilise son réseau en itinérance, applique le calendrier suivant dans la région :
- 31 mars 2026 : unité urbaine de Bayonne, Anglet, Biarritz (Pyrénées-Atlantiques, hors Occitanie mais limitrophe)
- 12 mai 2026 : Landes (40) et reste des Pyrénées-Atlantiques (64)
- 9 juin 2026 : Ariège (09), Haute-Garonne (31), Gers (32), Lot (46), Lot-et-Garonne (47), Hautes-Pyrénées (65) et Tarn-et-Garonne (82)
- À partir du 22 septembre 2026 : reste de la France métropolitaine, dont l’Aveyron (12), le Tarn (81), l’Hérault (34) et le Gard (30)
SFR et Bouygues Telecom suivent un calendrier différent, avec une extinction concentrée sur novembre et décembre 2026 partout en France. La 3G suivra le même chemin à partir de fin 2028. Le détail des vagues est publié sur la page officielle d’Orange dédiée à l’arrêt de la 2G et de la 3G.
Ainsi, si votre entreprise est cliente d’Orange ou de Free, et que vous êtes installé en Tarn-et-Garonne, en Haute-Garonne, dans le Gers ou dans le Lot, vous figurez parmi les premiers concernés du pays. Par conséquent, à moins d’un mois de l’échéance, c’est maintenant que les arbitrages se font.
Ce qui va réellement s’éteindre dans votre entreprise
Les téléphones professionnels purement 2G ont quasiment disparu. En réalité, le vrai sujet est ailleurs, dans tous les équipements connectés qui transmettent des données via une carte SIM dédiée, sans que personne n’y pense au quotidien. On parle de M2M, pour machine to machine.
Voici les usages typiques encore en 2G dans le tissu économique régional :
- Téléalarmes d’ascenseurs : 230 000 ascenseurs en France utilisent encore un boîtier d’appel d’urgence 2G. Cabinets médicaux, hôtels, immeubles de bureaux, EHPAD, mairies : tout exploitant d’un ERP avec ascenseur est concerné.
- Alarmes intrusion et télésurveillance : centrales installées avant 2018-2020, transmetteurs GSM dédiés.
- Terminaux de paiement mobiles : commerces ambulants, marchés de Montauban et de la région, livraison, restauration.
- Distributeurs automatiques : café, snacks, billetterie, lavage auto. La remontée d’informations passe encore souvent par 2G.
- Traceurs GPS de flotte : entreprises de transport, BTP, négoce agricole, viticulture. Très répandu dans le Sud-Ouest.
- Compteurs et capteurs IoT : télémétrie de cuves, supervision énergétique, gestion technique de bâtiment, irrigation connectée.
- Téléassistance des personnes âgées : 200 000 dispositifs encore en 2G ou 3G en France.
Selon une étude PwC de juillet 2024, au moins 7,8 millions d’équipements étaient encore reliés à la 2G ou la 3G en France, dont près de la moitié à la 2G seule. L’Arcep a recensé en juin 2025 plus de 5,9 millions de cartes SIM utilisables uniquement en 2G ou en 2G/3G.
Pourquoi cet arrêt, et pourquoi le Sud-Ouest en premier
Trois raisons expliquent la décision d’Orange.
Performance. La 2G plafonne à quelques dizaines de kilobits par seconde. À côté de la 4G et de la 5G, elle est techniquement obsolète, y compris pour la voix.
Coût d’exploitation. Maintenir quatre générations de réseau en parallèle mobilise des équipements, du foncier d’antennes, de la maintenance et de l’électricité. Les fréquences libérées seront réaffectées à la 4G et à la 5G, plus efficaces énergétiquement.
Choix d’une zone pilote. Le Sud-Ouest a été retenu par Orange comme territoire d’apprentissage : densité urbaine modérée, parc d’équipements 2G représentatif, tissu de PME varié. L’expérience accumulée dans nos départements servira ensuite à industrialiser la coupure dans le reste de la France.
Concrètement, cela signifie que les entreprises occitanes sont les premières à devoir gérer la transition, mais aussi qu’elles ont peu de retours d’expérience sur lesquels s’appuyer. D’où l’importance d’un accompagnement local.
Anticiper la fin 2G en Occitanie : les conséquences en cas d’inaction
Le jour de la coupure, un équipement encore en 2G ne se reconnecte plus. Il devient muet. Concrètement, une alarme ne déclenche plus aucune levée de doute. De son côté, une téléalarme d’ascenseur laisse un usager bloqué sans moyen de joindre les secours. Quant au TPE mobile, sa transaction échoue. Enfin, un traceur de flotte disparaît purement et simplement de la cartographie.
Par ailleurs, deux risques juridiques s’ajoutent à la perte de service.
Responsabilité du dirigeant. En effet, un dispositif de sécurité défaillant qui ne joue pas son rôle expose l’exploitant et le propriétaire à des recours en cas d’incident.
Non-conformité. De plus, la norme EN 81-28 impose un dispositif d’appel d’urgence opérationnel 24/7 dans les ascenseurs. Ainsi, un module 2G hors service après le 9 juin place l’installation en non-conformité immédiate.
Réussir la fin 2G en Occitanie : la méthode Homni
Nous accompagnons les entreprises du Tarn-et-Garonne et de l’Occitanie sur cette transition. La démarche tient en quatre étapes simples.
1. Audit du parc connecté
Recensez chaque équipement disposant d’une carte SIM ou d’un module de communication mobile : alarmes, ascenseurs, TPE, traceurs, distributeurs, capteurs, boîtiers de télésurveillance. Pour chaque équipement, identifiez la génération réseau utilisée (2G, 3G, 4G, VoLTE). L’information se trouve sur la fiche technique, dans l’espace client de votre opérateur ou auprès de votre installateur.
2. Choix de la technologie cible
Pour chaque usage, la cible diffère :
- Voix (téléphones, dispositifs d’appel d’urgence) : 4G VoLTE
- Données classiques (TPE, télésurveillance, supervision) : 4G LTE
- Objets connectés à faible consommation (capteurs, compteurs, télémétrie) : LTE-M ou NB-IoT, conçus pour l’IoT
En outre, privilégiez du matériel évolutif, compatible 5G, afin d’éviter une nouvelle migration dans quelques années.
3. Migration planifiée
D’abord, priorisez les sites critiques : ascenseurs avec usagers fragiles, alarmes de sites sensibles, équipements de sécurité incendie. Ensuite, si le parc est important, phasez la migration pour tester, corriger et lisser l’investissement.
4. Supervision et SAV
Une fois la migration faite, instaurez une supervision active des cartes SIM M2M (consommation, état, alerte en cas de perte de connexion) et passez en revue les contrats d’entretien : qui fournit la SIM, qui la paie, qui intervient en cas de panne, quelle est la périodicité des tests d’appel ?
L’ancrage local fait la différence
Choisir un opérateur télécom basé en Tarn-et-Garonne pour gérer cette transition n’est pas qu’une question de proximité géographique. C’est aussi un choix de réactivité : un audit terrain sous 48h, une intervention le jour même en cas d’urgence, ainsi qu’une connaissance fine du tissu économique régional et des spécificités de couverture mobile dans nos départements ruraux.
Homni est installé à Montauban, 20 place Prax Paris. Nous intervenons quotidiennement dans le 82, en Haute-Garonne, dans le Gers, le Lot, le Lot-et-Garonne, l’Aveyron, le Tarn et l’Ariège. Pour la coupure du 9 juin, nous avons déjà identifié les clients à risque dans notre parc et lancé les migrations.
Pour les entreprises concernées
Si vous êtes déjà client Homni en téléphonie mobile, fibre ou télésurveillance, vous n’avez en principe rien à faire : les forfaits mobiles professionnels que nous fournissons sont sur le réseau Orange en 4G/5G, et nous suivons en interne l’état de votre parc.
En revanche, si vous avez des équipements installés par un autre prestataire, ou des dispositifs anciens dont vous ne connaissez pas la génération réseau, contactez-nous pour un audit gratuit de votre parc connecté. Nous identifions les équipements à risque, vous remettons un état des lieux écrit et vous proposons un plan de migration chiffré, hiérarchisé par criticité.
À moins de trois semaines de la coupure dans le 82, il reste juste assez de temps pour traiter les cas les plus sensibles. La fin 2G en Occitanie se poursuivra ensuite pour les départements restants, dont l’extinction est prévue à partir du 22 septembre 2026.